Régis Perray, Les petites fleurs de l'Apocalypse (1918-2018)

11 Novembre au 31 Aout 2019

Régis Perray a planté 28 petites fleurs de l'Apocalypse au coeur du musée. Saurez-vous les trouver toutes ? 23 sont en accès libre et 5 sont à découvrir dans les salles des collections permanentes*.
 
Né en 1970, Régis Perray construit une oeuvre généreuse et poétique, dans laquelle geste artistique et acte de mémoire ne font qu’un. Pour la fin des commémorations de la Grande Guerre, il a imaginé la présence fragile de quelques fleurs, inspirées de la tapisserie de l’Apocalypse conservée au Domaine national du Château d’Angers. Avec l’aide de l’Atelier d’Offard à Tours, l’artiste a réalisé de larges planches de papier peint à l’ancienne, qu’il découpe et colle, faisant apparaître au bas des murs un champ de fleurs, à la fois ténu et vivace, discret et résolu, qui se diffuse peu à peu d’un lieu à un autre, musées, centres d’art, façades de maisons nantaises marquées par le drame des rafles juives…
Après Roanne, Lille, Besançon, Drancy, Bruxelles ou Rennes, c’est au musée et à l’artothèque de Caen que Régis Perray vient installer son jardin itinérant. Le musée des Beaux-Arts l’invite à essaimer les interstices, espaces d’accueil, de passage, de repos ou de travail. Vestibules, sas, escaliers, couloirs et bureaux incitent à s’attarder, ne serait-ce qu’un instant, sur ce que furent les lendemains de la Grande Guerre, entre sidération et renaissance, lorsque les villes entamèrent leur reconstruction, les fleurs parvenant peu à peu à repousser sur les champs de bataille.
 
* accès aux collections 3,50 €
 
 
Photo : Régis Perray, Petites fleurs de l’Apocalypse, Caen, Adagp, Paris, 2018