José Montalvo - visite à deux voix

Initiés il y a 10 ans par le théâtre de Caen et le musée des Beaux-Arts, les Regards croisés proposent à un artiste invité das le cadre de la programmation du théâtre de Caen de vous faire partager ses coups de coeur pour les tableaux du musée.  José Montalvo, chorégraphe de Carmen(s), variations chorégraphiques autour de la célèbre héroïne de Bizet, se prête à l'exercice. 

Véra Molnar. Une ligne...

26 Mai au 9 Septembre 2018

Après des études à l’École des beaux-arts de Budapest, où elle naît en 1924, et son installation à Paris en 1947, Véra Molnar se tourne vers l’abstraction géométrique et se lie en particulier avec les artistes qui, tel François Morellet, s’intéressent aux formes élémentaires et à un art fondé sur le choix d’un système. La méthode n’empêchant pas la fantaisie, elle introduit cependant volontiers un peu de désordre ou d’instabilité pour faire surgir des événements plastiques singuliers.
Dans le vocabulaire minimal qu’emploie Véra Molnar, la ligne tient une place majeure. Elle épouse toutes les directions possibles, courant sur le papier, la toile ou le mur. Elle peut être souple, tremblée ou rectiligne, courte ou longue, ténue ou épaisse, elle peut être dessinée avec un crayon, un pinceau trempé de gouache ou de peinture, elle peut être aussi générée par un ordinateur. Elle se métamorphose en lettre, simule parfois une écriture cursive, se concrétise dans certaines oeuvres par un fil tendu ou la juxtaposition de papiers déchirés. La meule de Claude Monet, le profil de la montagne Sainte-Victoire, chère à Cézanne, et le carré magique de la Mélancolie de Dürer inspirent à leur tour des structures linéaires inédites, soumises à de multiples variations. Cette ligne omniprésente est pour Véra Molnar « comme un curriculum vitae, à l’image de l’ensemble de mes activités passées : somme de ma vie » (1997). Inventive et vagabonde, elle traverse son oeuvre et est au coeur de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Caen.
 
 
Commissariat : Caroline Joubert
 

Les Mélingue père et fils, une famille d’artistes entre Caen et Paris

3 Mars au 13 Mai 2018

Organisée autour du monumental portrait au
pastel d’Étienne Mélingue (1807-1875) dans le rôle
de Salvatore Rosa présenté par Eugène Giraud
(1806-1881) à l’Exposition universelle de 1855,
cette exposition-dossier remet en lumière la figure
aujourd’hui oubliée de ce statuaire et acteur
caennais. Ses deux carrières artistiques parallèles
sont respectivement évoquées par quelques-unes
de ses sculptures en bronze, et par des lithographies
rappelant les nombreux rôles dans lesquels Mélingue
triompha sur la scène dramatique parisienne durant
la Monarchie de Juillet et le Second Empire.
Réalisées pour illustrer l’édition publiée en 1902
d’Une vie d’artiste, où Alexandre Dumas père (1802-
1870) retrace la jeunesse aventureuse d’Étienne
Mélingue, des routes de France jusqu’en Guadeloupe,
les quelques trente aquarelles originales de son
fils aîné, le peintre Gaston Mélingue (1840-1914),
sont dévoilées pour la première fois grâce à un prêt
exceptionnel de la bibliothèque de Caen. Ce dernier
fut en effet un grand bienfaiteur pour les collections
de la ville natale paternelle, offrant au musée, outre
le pastel de Giraud, de nombreuses oeuvres de son
père Étienne ou de son frère cadet Lucien (1841-1889),
dont le souvenir sera ici évoqué.

Hélène Delprat

17 Mars au 26 Aout 2018

Nourrie de littérature (des Métamorphoses d’Ovide au roman contemporain en passant par Mary Shelley ou Virginia Woolf), de cinéma (citons Cocteau, Fellini ou Dreyer), de peinture (avec un goût particulier pour les grotesques de la Renaissance), mais également fascinée par les bases de données sur Internet, Hélène Delprat est une insatiable dévoreuse et collectionneuse d’images. Se laissant guider par des associations d’idées, de mots, d’images tout autant que par un événement de l’actualité ou une archive, elle propose un monde de pensées visuelles, un petit théâtre de la métamorphose, un foisonnant cabinet de curiosités, une encyclopédie extravagante du vivant. L’univers d’Hélène Delprat est d’une richesse étonnante. D’immenses toiles peintes voisinent avec des dessins sur calque, des collages, des petits films bricolés dans lesquels l’artiste se met en scène, des photographies ou des performances. Elle pratique un art de la juxtaposition et du carambolage, ouvert sur l’énigme du monde, traversé par une énergie transgressive que traduisent aussi bien l’incise du dessin que l’irruption de la couleur chatoyante sur le fond sombre, les contrastes de perceptions et de matières, le mat et le brillant, ce qui surgit et ce qui disparaît…

MURS

5 Mai au 18 Septembre 2018

Situé dans l'enceinte du château fortifié de Guillaume le Conquérant, le musée des Beaux-Arts de Caen évoque la figure du mur à travers ses représentations artistiques, comme une évidence physique et visuelle donnant corps et formes à la nécessité du regard. Le mur apparaît tantôt comme appui, tantôt comme limite, ici instrument d'un interdit, la promesse d'un ailleurs, contrainte pour les uns, protection pour les autres. Il est un bloc de matière traversant le temps, doué d'une vie propre ou élément urbain dérisoire. Le mur engendre des réalités positives et négatives, dans un va-et-vient permanent.
L'exposition réunit un ensemble de plus de 80 oeuvres, anciennes pour certaines, contemporaines pour la plupart, mêlant tous les champs d'expression que sont la peinture, la sculpture, l'architecture, l'installation pensée in situ, le dessin, l'estampe, la photographie, la vidéographie. Jean-Michel Alberola, Dieter Appelt, Guillaume Bodinier, Brassaï, Samuel Buckman, Pierre Buraglio, Théodore Caruelle d'Aligny, Léon Cogniet, Jean Baptiste Camille Corot, François Curlet, Maurice Denis, André Devambez, Noël Dolla, Jean Dubuffet, Gisèle Freund, Isa Genzken, Mona Hatoum, Pascal Haüsermann, Jean-Jacques Henner, Thomas Jones, Per Kirkeby, Claude Lévêque, Georges Leroux, Jacques Lizène, Gordon Matta-Clark, Richard Monnier, Robert Morris, Jean-Luc Moulène, Edgardo Navarro, Daniel Pommereulle, Jean-Pierre Raynaud, Samuel Rousseau, Claude Rutault, Jacqueline Salmon, Gregor Schneider, Kurt Schwitters, Sean Scully, Christian Segaud, Léon Spilliaert, Nicolas de Staël, Pierre Tal Coat, Antoni Tàpies, Pierre-Henri de Valenciennes.

Philippe Fontaine, Sans titre, huiles sur papier, 2016, chaque 65 x 50 cm

PHILIPPE FONTAINE

21 Octobre au 18 Février 2018

 
Elaborées à l’abri de l’agitation du monde, dans deux ateliers distincts - l’un est réservé à la peinture et au pastel, l’autre au dessin – les œuvres de Philippe Fontaine s’imposent par leur subtilité et leur douce musicalité. Elles se regardent et elles se goûtent. Affranchies de toute anecdote, elles sont faites de matières impalpables et de lumières feutrées. Rien d’éclatant et de vif qui abimeraient l’œil, mais des couleurs délicates, toujours en demi-teintes, qui explorent cependant toute la gamme chromatique. Quelques traits, hérités d’une figuration oubliée, un halo comme seul motif, des couches de pigments qui, tel un palimpseste, opèrent par recouvrement pour effacer toute tentation bavarde. 
Certaines œuvres miment certes le geste de l’écriture, mais il s’agit d’une écriture sans mots ni lettres, juste un mouvement cursif qui inscrit sur le papier ou sur la toile des semblants de phrases. Les grands dessins étonnent par leur ampleur. Leurs griffures peuvent changer de direction, laisser place à quelques lointains souvenirs de la forme, s’espacer ou au contraire se densifier à la surface. Les trames réalisées avec des crayons tendent là encore à la monochromie, à l’ineffable. En quelque soixante pièces, sans compter les carnets et les œuvres de petit format, Philippe Fontaine nous entraîne dans un univers de silence où seules les vibrations et les transparences de la couleur-matière comptent.

Lambert Sustris, un artiste de la Renaissance entre Venise et l'Allemagne

18 Novembre au 4 Mars 2018

Le musée des Beaux-Arts de Caen conserve dans ses collections une grande toile représentant le baptême du Christ, qui est l’une des rares créations signées de Lambert Sustris. Le peintre, dont la vie et l’oeuvre restent méconnus, joua pourtant un rôle notable dans les échanges artistiques entre le Nord et le Sud de l’Europe au XVIe siècle. Né dans les années 1510, Lambert Sustris était originaire des Pays-Bas. Il se rendit en Italie dans le courant des années 1530, tout d’abord à Rome, avant de s’établir durant la décennie 1540 à Venise et dans sa région. Malgré son importance esthétique, l’originalité de sa carrière et la qualité comme la variété de son oeuvre, Lambert Sustris a fait l’objet de travaux de recherches limités, sans aboutir à une synthèse globale. À partir de l’emblématique Baptême du Christ, autour d’une quinzaine de tableaux provenant de collections particulières comme de grandes institutions européennes, le musée des Beaux-Arts de Caen souhaite revenir sur la peinture de Lambert Sustris, afin d’éclairer plus particulièrement son apport à l’art du paysage, dans un contexte d’échanges culturels marqués entre les Pays-Bas, l’Italie et l’Allemagne. 
 
La manifestation bénéficie du commissariat scientifique de Benjamin Couilleaux, conservateur du patrimoine au musée Cognacq-Jay à Paris.
Ce spécialiste de la peinture italienne prépare une thèse sur Lambert Sustris.

Reyberolle, "Suicide n°2", MBA Caen, droits réservés

L'être monde. Mémoires du corps

16 Septembre au 11 Février 2018

En dialogues 3 - Collections du Frac Normandie Caen et du musée des Beaux-Arts de Caen
Le troisième parcours thématique maginé autour des collections du musée des Beaux-Arts de Caen et du Fonds régional d’art contemporain Normandie Caen regroupe un ensemble de quarante oeuvres s’attachant à la représentation du corps humain.« Vivre […] n’est pour chacun d’entre nous qu’assumer la condition charnelle d’un organisme dont les structures, les fonctions et les pouvoirs nous donnent accès aumonde » (Michel Bernard, 1972). Bien au-delà de sa seule dimension anatomique et physiologique, le corps humain constitue un champ relationnel, un mode de présence à soi, aux autres et au monde. Les artistes des xxe et xxie siècles tendent à nos regards un corps indécis, glorieux ou anxieux, unifié ou hybride, entier ou fragmenté, quand il ne tend pas tout simplement à disparaître.
 
Artistes exposés : Gerd Bonfert, Eduardo Chillida, Philippe Cognée,John Coplans, Alain Fleischer, Monique Frydman,Yvonne Guégan, Maria Hahnenkamp, Nathalie Hervieux,Zoran Music, Max Neumann, Jacques Pasquier, Judit Reigl,Piero Pizzi Cannella, Jaume Plensa, Paul Rebeyrolle,Jose Maria Sicilia, Ferdinand Springer, Yves Trémorin,Raoul Ubac.

Réservation de groupe

Coordonnées de la structure
Coordonnées de la facturation
Coordonnées du responsable de groupe
Activité
Descriptif du groupe
Dates souhaitées (par ordre croissant de priorité)
ATTENTION ! avant votre réservation, merci de vérifier les jours et horaires d'ouverture du musée (haute ou basse-saison)

LE TABLEAU DE SEGHERS REJOINT LES COLLECTIONS DU MUSEE GRACE A VOUS

5 Janvier au 30 Novembre 2018

MERCI aux 150 donateurs qui ont permi au tableau de Seghers d'intégrer les collections du musée de Caen, réunissant la somme de 20 000 € qui restait à financer. 

Le tableau est en salle. N'hésitez pas à venir le découvrir.

 

Pages