Rendez-vous littéraires dans l'exposition MURS

Jérôme Deschamps visite les collections du musée

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José Montalvo - visite à deux voix

Initiés il y a 10 ans par le théâtre de Caen et le musée des Beaux-Arts, les Regards croisés proposent à un artiste invité das le cadre de la programmation du théâtre de Caen de vous faire partager ses coups de coeur pour les tableaux du musée.  José Montalvo, chorégraphe de Carmen(s), variations chorégraphiques autour de la célèbre héroïne de Bizet, se prête à l'exercice. 

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Les secrets d'un tableau

24 Novembre au 3 Mars 2019

La restauration de La Vierge donnant une étole à saint Hubert d’Érasme Quellin (1669)

Contemporain de Pierre Paul Rubens, Érasme II Quellin (1607-1678) fut longtemps l'un des collaborateurs majeurs du maître, avant de lui succéder comme peintre officiel de la ville d'Anvers en 1640. Né dans une famille d'artistes, il suit une formation en philosophie puis s'oriente vers l'apprentissage du dessin, de la décoration urbaine et de la peinture. Fin lettré, il se distingue par son goût pour un savoir encyclopédique.

Le musée des Beaux-Arts de Caen conserve un grand tableau représentant La Vierge donnant une étole 
à saint Hubert en présence de saint Nicolas de Tolentino, qui témoigne de l'apport singulier d'Érasme II Quellin à
la peinture d'histoire anversoise. Bien que signée et datée (1669), la toile demeure par bien des aspects mystérieuse. Si l'on sait qu'elle provient de la ville de Liège, son origine exacte comme les circonstances de sa commande restent méconnues. Restaurée avant que l'État ne la transfère au musée des Beaux-Arts de Caen en 1803, puis de nouveau en 1966, elle était assombrie et dénaturée par les interventions passées. Afin qu'elle retrouve son intégrité et sa lisibilité, une nouvelle opération a été programmée, en deux temps, dans le secret de l'atelier des restaurateurs (consolidation du support toile, début de la reprise de la couche picturale) puis au musée, à la vue du public (réintégrations illusionnistes). L'exposition offre une plongée exceptionnelle dans l'atelier des restaurateurs venus travailler sur place, un film documentaire retraçant les étapes précédentes de l'intervention. En parallèle, un parcours didactique traverse l'ensemble des collections permanentes, invitant à découvrir les restaurations menées au fil des ans par le musée. 

À des années-lumière

20 Octobre au 3 Mars 2019

Collections du Frac Normandie Caen et du musée des Beaux-Arts de Caen

Longtemps, les artistes se sont attachés à représenter la lumière dans ses effets, comme l’une des conditions et des manifestations de la visibilité du monde. Peu à peu, l’omniprésence de l’éclairage artificiel les a incités à utiliser la lumière réelle comme un médium à part entière, ainsi qu’en témoigne l’installation de Bertrand Lavier (photo ci-contre). D’autres tentent de saisir la lumière sous de multiples formes, dessinées, peintes ou sculptées. 

Le quatrième parcours « En dialogues » imaginé autour des collections du musée des Beaux- Arts et du Fonds régional d’art contemporain Normandie Caen regroupe une trentaine d’œuvres déclinant autant d’éclats, de lueurs, de reflets, de transparences, de miroitements, d’ombres portées.... Il mêle différentes propositions dans une ouverture résolument joyeuse, les artistes contemporains jouant aussi bien de l’avancée des sciences (l’optique), des usages de l’industrie (la peinture automobile) que des codes de l’esthétique pop (la rutilance colorée). En parallèle, le parc et les abords du château se parent d’oriflammes créées par cinq artistes, dans le cadre d’un projet initié par le Frac Normandie Caen intitulé Vole au vent

Artistes exposés : Frédéric Benrath, Katinka Bock, Delphine Coindet, Philippe Decrauzat, Jean Dewasne, Bernard Frize, Ryan Gander, Laura Gozlan, Véronique Joumard, Bertrand Lavier, Bruno Peinado, Pascal Pinaud, Bernard Quesniaux, Paolo Scirpa, Hiroshi Sugimoto, Virginie Yassef, Brigitte Zieger. 

Sadeler, itinéraire d'un graveur cosmopolite

20 Octobre au 10 Mars 2019

Aegidius II Sadeler, itinéraire d'un graveur cosmopolite, d'Anvers à Prague

Aegidius II Sadeler (Anvers 1568 – Prague 1629) appartient à une famille anversoise comptant nombre de damasquineurs, graveurs, éditeurs et marchands d’estampes. Reconnu aujourd’hui le plus talentueux de cette dynastie, Aegidius a gravé avec une maîtrise parfaite du burin des scènes religieuses inspirées des préceptes de la Contre-Réforme mais aussi des paysages, des portraits ainsi que des compositions mythologiques et allégoriques. Une part non négligeable de ces estampes est réalisée d’après sa propre invention. La plupart cependant interprète les oeuvres des peintres les plus appréciés de son temps (parmi lesquels Tintoret, Hans von Aachen, Bartholomeus Spranger ou Roelandt Savery), témoignant de son ouverture d’esprit et de son cosmopolitisme. Joachim von Sandrart, qui lui rendit visite à Prague en 1622, a consacré dans sa Teutsche Academie (1675) une élogieuse notice biographique à Aegidius Sadeler, le qualifiant de « phénix parmi les artistes ».

La collection d’estampes du musée, riche en oeuvres des Sadeler, permet de réunir une centaine de belles épreuves de ce graveur maniériste flamand qui travailla successivement à Munich, Venise et Prague où il servit en particulier le grand mécène et collectionneur que fut l’empereur Rodolphe II.

Véra Molnar. Une ligne...

26 Mai au 2 Septembre 2018

Après des études à l’École des beaux-arts de Budapest, où elle naît en 1924, et son installation à Paris en 1947, Véra Molnar se tourne vers l’abstraction géométrique et se lie en particulier avec les artistes qui, tel François Morellet, s’intéressent aux formes élémentaires et à un art fondé sur le choix d’un système. La méthode n’empêchant pas la fantaisie, elle introduit cependant volontiers un peu de désordre ou d’instabilité pour faire surgir des événements plastiques singuliers.
Dans le vocabulaire minimal qu’emploie Véra Molnar, la ligne tient une place majeure. Elle épouse toutes les directions possibles, courant sur le papier, la toile ou le mur. Elle peut être souple, tremblée ou rectiligne, courte ou longue, ténue ou épaisse, elle peut être dessinée avec un crayon, un pinceau trempé de gouache ou de peinture, elle peut être aussi générée par un ordinateur. Elle se métamorphose en lettre, simule parfois une écriture cursive, se concrétise dans certaines oeuvres par un fil tendu ou la juxtaposition de papiers déchirés. La meule de Claude Monet, le profil de la montagne Sainte-Victoire, chère à Cézanne, et le carré magique de la Mélancolie de Dürer inspirent à leur tour des structures linéaires inédites, soumises à de multiples variations. Cette ligne omniprésente est pour Véra Molnar « comme un curriculum vitae, à l’image de l’ensemble de mes activités passées : somme de ma vie » (1997). Inventive et vagabonde, elle traverse son oeuvre et est au coeur de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Caen.
 
 
Commissariat : Caroline Joubert
 

Hélène Delprat

17 Mars au 26 Aout 2018

Nourrie de littérature (des Métamorphoses d’Ovide au roman contemporain en passant par Mary Shelley ou Virginia Woolf), de cinéma (citons Cocteau, Fellini ou Dreyer), de peinture (avec un goût particulier pour les grotesques de la Renaissance), mais également fascinée par les bases de données sur Internet, Hélène Delprat est une insatiable dévoreuse et collectionneuse d’images. Se laissant guider par des associations d’idées, de mots, d’images tout autant que par un événement de l’actualité ou une archive, elle propose un monde de pensées visuelles, un petit théâtre de la métamorphose, un foisonnant cabinet de curiosités, une encyclopédie extravagante du vivant. L’univers d’Hélène Delprat est d’une richesse étonnante. D’immenses toiles peintes voisinent avec des dessins sur calque, des collages, des petits films bricolés dans lesquels l’artiste se met en scène, des photographies ou des performances. Elle pratique un art de la juxtaposition et du carambolage, ouvert sur l’énigme du monde, traversé par une énergie transgressive que traduisent aussi bien l’incise du dessin que l’irruption de la couleur chatoyante sur le fond sombre, les contrastes de perceptions et de matières, le mat et le brillant, ce qui surgit et ce qui disparaît…
 
 
Commissariat : Emmanuelle Delapierre

MURS

5 Mai au 18 Septembre 2018

Situé dans l'enceinte du château fortifié de Guillaume le Conquérant, le musée des Beaux-Arts de Caen évoque la figure du mur à travers ses représentations artistiques, comme une évidence physique et visuelle donnant corps et formes à la nécessité du regard. Le mur apparaît tantôt comme appui, tantôt comme limite, ici instrument d'un interdit, la promesse d'un ailleurs, contrainte pour les uns, protection pour les autres. Il est un bloc de matière traversant le temps, doué d'une vie propre ou élément urbain dérisoire. Le mur engendre des réalités positives et négatives, dans un va-et-vient permanent.
L'exposition réunit un ensemble de plus de 80 oeuvres, anciennes pour certaines, contemporaines pour la plupart, mêlant tous les champs d'expression que sont la peinture, la sculpture, l'architecture, l'installation pensée in situ, le dessin, l'estampe, la photographie, la vidéographie. Jean-Michel Alberola, Dieter Appelt, Guillaume Bodinier, Brassaï, Samuel Buckman, Pierre Buraglio, Théodore Caruelle d'Aligny, Léon Cogniet, Jean Baptiste Camille Corot, François Curlet, Maurice Denis, André Devambez, Noël Dolla, Jean Dubuffet, Gisèle Freund, Isa Genzken, Mona Hatoum, Pascal Haüsermann, Jean-Jacques Henner, Thomas Jones, Per Kirkeby, Claude Lévêque, Georges Leroux, Jacques Lizène, Gordon Matta-Clark, Richard Monnier, Robert Morris, Jean-Luc Moulène, Edgardo Navarro, Daniel Pommereulle, Jean-Pierre Raynaud, Samuel Rousseau, Claude Rutault, Jacqueline Salmon, Gregor Schneider, Kurt Schwitters, Sean Scully, Christian Segaud, Léon Spilliaert, Nicolas de Staël, Pierre Tal Coat, Antoni Tàpies, Pierre-Henri de Valenciennes.
 
Commissariat : Emmanuelle Delapierre et Marie Claire Sellier

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